Fragments et assemblages

Sculptures avec diverses matières

Lo Wen Hsin, sculpture d'art, installation d'art, sculpture en céramique

Des monotypes et

du fil de fer

2011, Esadmm, Marseille

Poser l'objet sur un papier, passer de l'encre, et le tirer sur une presse, ce sont le processus de monotypes.

J'ai tiré un bout de papier recto/verso, une bande, et des feuilles. Un oiseau fait avec une feuille de papier, et puis écrasé par la presse. Cela m'a donné son image de monotype. Ensuite, j'ai replié ce monotype en oiseau. L'image de l'oiseau est redevenu un objet.

Ces traces sont accrochées sur des structures de fil de fer, et restées flottantes et légères.

Des éclats de terre cuite

sur un papier

2016, exposition STASE,
la Déviation, Marseille

Petits éclats de terre cuite, disposés sur une feuille, avec l'indice : "déplace les sur le papier ou déplace le papier"

Fins, cassants, bruts et innombrables, ils proposent de nouvelles sensations en tant que sculpture.

Nous pouvons les manipuler, les toucher, les empiler, ...les éclats engendrent des bruits, des frottements, des roulades...

Des bouts de terre enchaînés

par du fil de fer

2012, Esadmm, Marseille

Quand la terre était mouillée, je l'ai séparée en deux, mais pas complètement. La terre déchirait la terre, laissant une surface brutale et rude.

Puis, je les ai reliés avec du fil de fer; chaque morceau est serré en milieu, et tous s'enchaînent à l'un et l'autre.

Cette chaîne de terre, lourde et encombrante, articule et pend sur un clou au mur.

Des morceaux de terre

suspendus dans deux bandes de tissu

2012, Esadmm, Marseille

J'ai écrasé des boules de terre avec ma paume. La force les explose.

Elles sont devenues des disques, avec une épaisseur qui ondule, rappelant la forme de la paume.

Je les ai posés dans deux bandes de tissu. Une couche d'abord, et l'autre par dessus, entasse celle de dessous.

Des compositions en déchet,

à partir des retrouvailles

2011, Esadmm, Marseille

Les objets jetés sont dans l'oubli des gens, pourtant ils continuent à se transformer. Avec le temps, ils gagnent une autre apparence, comme la petite "forêt" sur l'emballage de biscuits.

Par fois, j'effectue un geste pour les rassembler, ou je préfère le mot "les composer".

Un livre de bambou; un bouquet des différentes matières attachées, une suspension avec des bois et des plastiques, des petits mobiles qui tournent ou qui articulent avec des clous...

Finalement, toutes ces compositions constituent une "tribu" des choses, qui relèvent un autre regard par rapport notre relation avec la matière.

Des résidus de terre,

à ranger et à ressortir, en accompagnant avec une phrase

2016, exposition STASE,
la Déviation, Marseille

Ces formes viennent de la récupération de la dernière couche de terre, sur un tour céramique. Un outil est fixé sur un point, et en faisant tourner, le reste de terre s'accumule contre l'outil.

J'obtiens des "résidus" qui possèdent des formes variées et imprévisibles.

La phrase était un ressentiment : " Je vais vite et je vais mal. La pierre est comme une larme solidifiée, alors pourquoi tu pleures."

Un tas de

papier rouge mouillé

2012, Esadmm, Marseille

Ce sont des papiers fins et déchirés. Ils s'accumulent en tas, comme une flaque d'eau par terre.

Je les ai mouillés. L'eau leur a rendu plus vive et adhérent. J'y ai soulevé une forme volcan au milieu. Les papiers se sont tenus élevés en séchant.